Jean Teulé Jeune – L’idée de recréer la défaite française face aux archers anglais d’Henri V à la bataille d’Azincourt n’effraie pas Jean Teulé. Les cours d’histoire et l’apprentissage des faits « par cœur » l’ennuyaient aux larmes. Il s’oblige à revivre des événements historiques à travers des personnages célèbres.
Dans son dernier acte de combat, Charles IX fait écraser à plate couture ses orgueilleux hobereaux tricolores par les Rosbifs sous la pluie d’Azincourt. Le marquis de Montespan (le cocu contestataire, plutôt que sa femme, la maîtresse de Louis XIV dans le Montespan, 2008) connut le même sort. L’ancien dessinateur, chroniqueur de télévision et poète-historien à succès Jean Teulé, âgé de 69 ans, est décédé mardi soir dans son appartement parisien des suites d’une crise cardiaque.
Résultat, le jeune Jean, né le 26 février 1953 à Saint-Lô (Manche) d’un père charpentier agenois et d’une mère concierge normande, racle sa culotte sans conviction tant à la communale (avec Jean Paul Gaultier) qu’au collège. à Arceuil. Le dimanche, il aide ses parents communistes et lecteurs de l’Huma à répandre la propagande anti-OAS en taquant le croquis au dos des tracts.
Planifiez votre formation pour devenir mécanicien automobile d’ici la fin de la troisième année. “Dure, l’idée de passer ma vie à vidanger l’huile ! En 2008, raconte-t-il à Lire, “c’est mon professeur de dessin qui m’a sauvé.”
L’adaptation cinématographique de “Le magasin des suicides” de Patrice Leconte (2007) est un conte sombrement comique. La famille Tuvache possède et exploite un magasin général depuis plusieurs générations, le stockant avec tout ce dont un client pourrait avoir besoin avant de se coucher (bonbons, cordes, mort-aux-rats, armes, etc.). Cette entreprise familiale a connu un énorme succès dans l’industrie du suicide. Cependant, le plus jeune, Alan, animera le groupe avec son enthousiasme contagieux.
Le roman “Mangez-le si vous voulez” (paru chez Julliard en 2009) est écrit par Jean Teulé et est centré sur la tragédie de Hautefaye (Dordogne). Considéré comme l’un des crimes les plus odieux du XIXe siècle en France, celui du 16 août 1870 est souvent évoqué lorsqu’on évoque les événements les plus honteux de cette époque.
Aujourd’hui, le jeune aristocrate Alain de Monéys fréquente la foire de Hautefaye, où il est pris pour un Prussien. La foule est devenue folle après son arrivée. Il a été lynché, torturé, brûlé sur le bûcher et mangé.
La publication 2013 “Fleur de tonnerre” (éd. Julliard) est une lecture glaçante. Il raconte l’histoire d’Hélène Jégado, l’une des tueuses en série les plus terrifiantes de l’histoire, qui fut guillotinée à Rennes en 1852 pour avoir assassiné de nombreuses personnes dans les foyers où elle travaillait comme cuisinière.
Cette tueuse en série a passé son enfance plongée dans les histoires de la Grande-Bretagne antique. Et pour surmonter ses peurs, elle en vint à croire qu’elle était la mythique l’Ankou de la mythologie bretonne, une figure qui représente la mort.
Jean Teulé a la même curiosité pour Charles Baudelaire, l’homme derrière “Fleurs du mal”, l’auteur dont Jean est si fasciné. Baudelaire se peint dans “Crénom, Baudelaire !” (éd. Mialet Barrault). L’auteur respecte l’œuvre du poète français mais n’aime pas l’homme lui-même.
D’après le livre, c’était un punk qui buvait toute la journée, un dandy halluciné et qui ne se souciait de rien ni de personne. Le mot « crénom » (dans la langue vernaculaire française) semble déplacé. Le dernier discours de Baudelaire en boucle avant sa mort, dit-il.
Après une longue période de sécheresse, le dernier roman de l’auteur, “Azincourt par le temps de la pluie” (éd. Mialet Barrault), est sorti en février et s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires.
Dans ce livre, Jean Teulé raconte la bataille d’Azincourt pendant la guerre de Cent Ans et l’écrasante défaite française face aux Anglais. Le 25 octobre 1415, il y eut une forte averse. Jean Taulé, avec son flair légendaire, revient sur le conflit sanglant qui a fait des milliers de morts.
Quatorze romans de Jean Teulé ont été publiés, dont le primé Je, François Villon et le best-seller international Le Magasin des suicides, traduit en dix langues différentes. Son adaptation en film d’animation, réalisée par Patrice Leconte et sortie en 2012, totalise à ce jour plus de 250 000 entrées.
Christine Carrière a adapté Darling au grand écran avec Marina Fos et Guillaume Canet dans les rôles principaux, tandis que le réalisateur Jean-Paul Lilienfeld a adapté Les Lois de la gravité au cinéma avec Miou-Miou et Sophie Marceau dans Arrêtez-moi ! (sorti en février 2013).
Olivier Marchal envisage d’adapter Le Montespan, lauréat du Prix Maison de la Presse et du Grand Prix Palatin de la Fiction historique. Son roman précédent, Charly 9 de 2011, a été bien accueilli par la critique et les lecteurs. Toutes les œuvres romantiques de Jean Teulé sont à retrouver dans le catalogue des Éditions Julliard.
Mozart et Shakespeare ont tous deux dit : “C’est bien de profiter d’un cadeau exceptionnel, mais il est important de ne pas oublier que c’est un puits intarissable d’embarras.” Lou, qui n’a que 12 ans, est entièrement d’accord avec cette évaluation. Sous prétexte qu’elle peut les faire tomber morts à la fois.
Jean Teulé, un auteur français, est largement considéré pour sa capacité à romantiser les ombres de l’histoire. Ce livre adopte une approche résolument punk-rock de ses personnages, faisant passer pour des amateurs des icônes littéraires et historiques comme Rimbaud, Villon ou encore Charles IX.
Cette année, il revient avec un roman drolatique délicieusement sombre. Lou, une jeune fille de 12 ans en pleine adolescence, possède un superpouvoir rarement invoqué par le président des États-Unis. Dans une situation où elle a été kidnappée par le gouvernement et utilisée comme arme contre les ennemis de la nation, Lou causera à ses ravisseurs plus de souffrances que même une bombe atomique.